From Judith Hitchman:

As the author of the text on Transition Towns, I am replying to try to clarify and respond to some of the remarks:

1) Many Transition Towns are in fact large cities. The approach involves different commissions on subjects such as energy. Once people have started to become aware and act at micro level (individual citizens), they then learn to work with local authorities and elected representatives, scaling up the process to neighbourhood/town/territorial level. This involves a bottom-up approach, with everyone playing a useful and constructive approach, with everyone playing their part.

2) Many Transition Towns have linked the process to local currencies, as I believe I mentioned in the article. You are quite right on this point: it is indeed important

3) The question of food is a key element in today’s and tomorrow’s society. Unless we achieve food sovereignty and food security and break with the increasing stranglehold of multinational societies on food production (underpaying producers who often end up so seriously indebted that they commit suicide, growing GMO crops, using pesticides that poison our bodies and the earth, making farmers dependent on seed merchants, increasing climate change through carbon emissions from “food miles” and intensive animal farming….). Local authorities have a vital role to play in supporting peri-urban collective access to land, CSA schemes (community Supported Agriculture) setting aside land for agriculture and preserving it from real estate speculation, introducing privileged clauses for locally grown produce in public procurement tenders for school canteens…the list goes on. Locally grown organic food (low input, high quality, low carbon) is definitely part of a global solution to both global hunger and environmental problems.

4) Resilience in English is a powerful and positive term: it is linked to the individual’s ability to “bounce back” when times are tough. Which they undeniably are.  And it certainly does not mean renouncing pleasure.  The whole TT movement is a collective one, with groups and exchange between towns at all levels. And yes, our global society will have to learn to live differently or die. And forgo the excessive consumerism of make-more-sell-more-ever-cheaper goods, a form of capitalism that is killing our planet.  Some people will indeed have to give up what are excessively consumerist lifestyles (even the poor have been pulled into irrational spending and over-indebtedness  in many countries, in spite of their lack of means…), developed and encouraged by clever marketers of the last 30 years… But there is no Catholic undercurrent. (If anything, the sobriety of Protestantism is more prevalent…). Nor is it a yuppie trend… It is a genuine bottom-up civil society approach that Is spreading fast in English-speaking countries. We are running out of time to save our planet, and this approach, which does have a strong element of solidarity is definitely part of the solution in terms of both methodological and theoretical dimensions.

If you read a little more background, all of these points are well documented (mainly in English), you will find considerably more information.

Best regards
Judith Hitchman

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From Helen Combe:

Merci pour les expériences passionnantes dont tu nous donnes toujours écho.

Cette entreprise a effectivement une approche tout à fait intéressante. Par contre, je suis farouchement opposée à la mise en norme du développement durable.  C’est une bataille que je mène dans les réseaux concernés depuis dès années (d’ailleurs le fiasco de SD 21000 tend à démontrer que je n’ai pas si tort :o ) !). Je pense effectivement que le développement durable est un chemin, un processus, qu’il faut éviter la normalisation et les machines à gaz, ces démarches qualité confiées à un « qualiticien », alors que l’enjeu réside dans l’appropriation de la question évaluative (aide à la transformation) par toutes les parties prenantes.

Mais si cela t’intéresse, on pourra en parler directement un jour.

Pour les Transition Towns, le concept est évidemment à diffuser.
Par contre, travaillant souvent avec les grosses agglomérations, je pense qu’il faudrait ajuster le texte que tu nous a transmis si nous voulons crédibiliser la démarche auprès des décideurs. Le propos proposé ici donne l’impression que les villes concernées se focalisent sur des objets micro, déconnectés les uns des autres. Qu’elles se mobilisent surtout sur la question alimentaire (bien sûr centrale, mais pas exclusive), alors que tout ce qui relève de la mobilité, des monnaies territoriales, des solidarités, … est primordial dans cette approche. C’est avec l’ensemble des aspects que des collectivités d’agglomérations accepteront de s’approprier l’idée.

NB – un autre problème pour moi dans le texte, à savoir, la notion de résilience. Comme « sobriété » et « décroissance », ce terme nous renvoie au fait de renoncer. C’est très catholique et/ou très bobo comme concept. La question ne relève pas,  à mon avis, du renoncement (qui ne concerne, de toute façon, que ceux qui ont la possibilité de consommer !), mais de l’enjeu de savoir inventer modèle inédit. La transition ne doit pas être abordée selon moi comme une «punition» *, mais comme la chance d’un apprentissage collectif, comme un espace de curiosité puisque nous allons découvrir autre chose que nous ne connaissons pas [et pas seulement que nous ne connaissions plus. Car le retour aux pratiques d’avant est parfois la solution, mais pas toujours et pas seulement ! Ex. dire qu’on va apprendre le jardinage des anciens 1) ne tient que dans certains sites où les générations qui cultivaient vivent encore 2) ne prend pas en compte que le changement climatique va imposer parfois d’apprendre des techniques nouvelles – autres températures, saisons modifiées, biodiversité à adapter au nouveau contexte tout en gardant trace du patrimoine végétal autant que possible].
Là encore, il y aurait beaucoup à échanger …

Amicalement

* qui, à mon sens,  est démobilisatrice. Et qui conduit, en plus, à se tromper de chemin, par exemple en acceptant l’idée des « monnaies d’indulgence » telles que la compensation monétaire des émissions de gaz à effet de serre, plutôt que changer radicalement de système.

Hélène COMBE

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